L'art et la manière de faire campagne..

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Je ne sais en ce dimanche pluvieux ce que vous avez fait, en tout cas pour ma part je suis restée au chaud chez moi devant mon écran d'ordi pour regarder un meeting, et quel meeting...

Il y a des meetting où l'on s'ennuie bercé par des tics et des mensonges, d'autres où l'on n'est pris de nausées tant la haine y est installée, d'autre où l'on écoute car le discours se rapproche un peu de nos convictions mais peinent à convaincre quand même et il y a les meeting de Jean Luc Mélanchon, ultra startégiques et ultra bien mené..

Aujourd'hui ce fut du grand show, et un grand buz je pense à venir..

Celui ci démarre tel une manifestation place de la Nation et fini en meeting place de la Bastille, avec un show musical génial, avec un de mes groupes adoré qui est HK et les Saltimbanks et d'autres...plus de 100 000 personnes même pas trié sur le volet, un meeting libre d'accés ouvert à chacun sans fouille, ni sécurité si ce n'est celle qui permet un tel regroupement..un discour pour finir qui uni, qui regroupe à l'unisson..alors voilà quoi dire à part ?? et bien rien d'autre que ...punaise si certain pouvait faire pareil plutôt que de se confiner dans des grandes salles et bien surement qu'ils remonteraient dans mon estime...
-La rancune n'est que la preuve de la faiblesse ( Jiang zilong)

-C'est bêtise de déprécier son ennemi avant le combat, et bassesse de l'amoindrir après la victoire ( Goethe)

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Bonjour-soir
:: Trop tard rr C'est trop tard pour les autres!
Même s'ils arrivaient à
faire pareil
pour moi ils ne remonteraient pas du tout nul part.
plus de 100 000 personnes même pas trié sur le volet, un meeting libre d'accés ouvert à chacun
hihi Je me dis qu'il y en plus d'un qui doivent râler de ne pas avoir anticipé que ça marcherait aussi bien et de ne pas avoir prévu d'y envoyer quelques casseurs .

Je n'ai pas encore vu ce `rencontrememt` (meeting?) j'ai entendu la radio mais je vais aller de ce pas rechercher une vidéo internet.
titine


Fathi Derder Parlementaire suisse, membre du parti libéral radical, journaliste

Cher Jean-Luc Melanchon
Je vous ai entendu lundi sur Europe 1: vous plaignez les Suisses!

Vous nous plaignez d'avoir refusé deux semaines de vacances supplémentaires. Ainsi, nous aurions été intimidés par nos méchants patrons.

Vous précisez même: "Je comprends parfaitement que le patronat suisse utilise tous les arguments, dont la peur et l'insulte, contre les travailleurs".

Je ne doute pas que vous le compreniez: la peur et l'insulte, c'est votre truc. Mais bon. Restons concentré sur le fond de votre propos.

Vous dites comprendre les patrons.

En fait, vous ne comprenez rien du tout, une fois de plus.

Il est vrai que nous avons refusé ce week-end l'initiative "six semaines de vacances pour tous".

Pour le reste, une ou deux précisions s'imposent. La première: une partie de la gauche était opposée à l'initiative.

Quant aux patrons, loin de la peur et de l'insulte, ils ont agi avec responsabilité. Une responsabilité citoyenne. Un concept qui vous échappe peut-être.

Ce que les Suisses ont compris, eux, c'est que plus de vacances, c'est plus d'heures sup.

Ce que les Suisses ont compris aussi, mon cher Jean-Luc, c'est que le patron est le partenaire de l'employé.

Nous appelons cela la paix du travail.

A la grève systématique, nous privilégions le dialogue, le partenariat social.

De vraies négociations branche par branche, entre gens bien élevés, sans peurs, ni insultes.

Sans méthodes de voyous.

Conséquence: notre marché du travail est souple, flexible et redoutablement efficace. Sans chômage, ou presque.

Le choix du peuple suisse correspond à sa maturité politique. La démocratie directe implique un grand sens des responsabilités.

Il ne suffit pas de balancer des slogans en chantant Ferrat. Il faut penser aux conséquences, aussi. D'ailleurs, le résultat de ce week-end n'est pas serré: l'initiative pour plus de vacances s'est naufragée dans les urnes, faisant l'unanimité des cantons contre elle.

En Suisse centrale, l'objet a été littéralement balayé, rejeté par plus de 80% des votants.

Avouez que ça fait beaucoup de Suisses tétanisés par le patronat!

Et la Suisse romande ne fait pas exception, bien que proche de vous. Certains disent même que la proximité de la France a joué contre l'initiative: pour le patron des patrons suisses, "le modèle français a fait figure de repoussoir". Amusant.

Comme toute la campagne en cours chez vous. (Il faut avouer que du FN au NPA, aucun parti ne sait ce que signifie réduire la voilure étatique, faire des économies et libérer l'initiative privée).

J'entendais l'autre jour Philippe Poutou à la radio. Il est , lui. Il parlait de vous (entre autres). L'homme du Nouveau parti anticapitaliste y dénonçait notamment les professionnels de la politique qui "ne connaissent rien au monde du travail" (comme vous). S'en est suivi une apologie du candidat salarié (comme lui).

L'homme du combat contre le capitalisme n'en finissait plus de valoriser le salarié. Sans se rendre compte, visiblement, que le salarié n'existe pas sans "salariant". En français, son patron. Le capitaliste qu'il aime tant détester.

D'abord je riais, amusé. Puis je me suis rendu compte que j'étais d'accord avec Poutou sur un point: celui qui vous concerne.

Il y a quelque chose de bizarre à entendre ces pros de la politique qui ne connaissent pas la réalité du monde du travail... mais qui en parlent quand même!

D'abord ça fait bizarre. Et puis, quand ils se mettent à critiquer des citoyens travailleurs responsables, ça devient carrément surréaliste.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mon cher Jean-Luc, vous n'en avez pas parlé à Europe 1.

Vous avez préféré poursuivre sur la voie de l'insulte et de la peur, en qualifiant la Suisse de "coffre-fort de tous les voyous de la terre".

Ah! Nouvelle erreur, mon cher Jean-Luc: la Suisse n'est pas un coffre-fort, la Suisse est un pays de travailleurs dont vous devriez vous inspirer.

En commençant par vous mettre au travail vous-même, au lieu de gloser sur les vacances des autres, du haut de votre perchoir de rentier de la politique.

Non, donc, la Suisse n'est pas un coffre-fort.

D'une part - peut-être cela vous a-t-il échappé - notre pays renonce actuellement au secret bancaire.

Mais surtout, l'argent qui va bientôt inonder nos coffres ne sera pas celui de voyous, mais d'honnêtes travailleurs français dont l'Etat souhaite confisquer l'intégralité des revenus, ou presque.

Pour financer, notamment, une partie de la campagne qui vous permet de nous assommer publiquement de contre-vérités.

C'est à se demander qui est le voyou: le travailleur, ou le politique qui vit de l'argent du travailleur?

Dans l'attente impatiente de vous réentendre parler de la Suisse, je vous adresse, cher Jean-Luc, mes plus laborieux messages.

Fathi Derder

Fathi Derder, né en1970, (41 ans), journaliste de formation, j'ai travaillé pendant près de 12 ans la radio de service public (Radio Suisse Romande), présentateur des matinales, grand reporter, puis rédacteur en chef adjoint. En 2008, j'ai lancé une télévision privée régionale dont j'étais le rédacteur en chef. Et depuis deux mois, je suis élu au Conseil national (parlement fédéral) dans les rangs PLR (équivalent UMP, en un peu plus libéral, plus centre).


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Salut

c'est vrai..
il a fait fort Mélanchon,

il fait une bonne campagne, une excellente campagne même,
on verra bien se qu'il en sortira au soir du premier tour, après la gauche devra s'unir et dans un grand élan, virer la droite qui nous a bien abimée le pays depuis dix longues années.

« Globalisons les luttes pour globaliser lÂ’espoir ! »
titine


Pourquoi Nicolas Sarkozy va remporter l’élection présidentielle
LE CERCLE. Au lendemain des primaires, François Hollande ne s'est pas assuré le contrôle de son parti pour imposer sa ligne de centre gauche. Ce déséquilibre d'origine dans la campagne lui a imposé une campagne à contre-emploi. Elle rend impossible l'adhésion des électeurs centristes à un candidat socialiste, indispensables pour assurer sa victoire. La réélection de Nicolas Sarkozy est en marche.

Il existe une jolie formule romaine selon laquelle qui entre Pape au Conclave en sort Cardinal. L’élection présidentielle française de 2012 pourrait bien lui fournir un nouveau cas d’espèce. Et pourtant, François Hollande avait tout pour ramener la fonction présidentielle à la gauche qui ne l’a plus exercée depuis 1995. Les primaires socialistes qui demeureront un authentique succès démocratique avaient passionné l’opinion publique bien au-delà des électeurs PS. Et François Hollande était en effet parvenu à faire ratifier par l’élection une ligne de centre gauche : efficacité économique et justice sociale. S’ajoutant à cela un très vif désir d’alternance dans l’ensemble de l’opinion publique fondée sur un sentiment très profond d’antisarkozysme, les conditions semblaient idéales pour dérouler sereinement un scenario écrit d’avance.

Or ce scénario bien huilé portait en lui dès le lendemain de la victoire de François Hollande, un dénouement inverse en raison d’une condition politique fondamentale non remplie : le contrôle du parti socialiste par son candidat à l’élection présidentielle. Sous la Vème République aucune élection présidentielle n’a pu être remportée sans la prise en main directe ou indirecte de l’appareil du parti par son candidat. C’est la condition nécessaire du succès même si elle peut apparaître non suffisante. Mais faute de la remplir, le pari devient progressivement intenable et l’estime de l’opinion laisse bientôt place à l’érosion dans les intentions de vote jusqu’au jour où le suffrage universel s’exprime. Aucune élection n’a été possible sans cette condition : de Gaulle 1965, Pompidou 1969, Mitterrand 1981 et 1988, Chirac 1995, Sarkozy 2007. En 1974, Giscard ne dut son élection qu’à la prise de contrôle de l’UDR par les chiraquiens qui y voyaient le moyen de placer le futur président sous tutelle.

Inversement la liste est longue des candidats qui bénéficiaient d’une large estime de l’opinion, ont finalement trouvé les appareils partisans en travers de leur route : Chaban 1974, Rocard 1980-1981, Barre 1988, Balladur 1995, Royal 2007. François Hollande viendra-t-il allonger la liste en 2012 ? Fin 1994, Jacques Delors renonça à se présenter, devinant d’avance qu’il ne pourrait prendre le contrôle du parti, malgré le très large soutien de l’opinion et des medias. Et en 1974, le score serré s’explique pour une large part par la mobilisation efficace des deux partis à vocation majoritaire par les candidats finalistes.

Ce que montre l’expérience historique et politique de l’élection présidentielle, c’est que la structure des rapports politiques est le facteur le plus décisif du succès, bien plus que l’opinion et les médias. In fine ils viennent à bout des attentes de l’opinion. Même la IVème République avait fait ressortir cette dimension essentielle que la Vème République a finalement institutionnalisée. En 1955, Mendès-France s’était vu ravir la direction du gouvernement par un Guy Mollet assuré du contrôle de son parti à l’issue des élections.

En 2012, cette mécanique est bien à l’œuvre : elle conduit d’une certaine manière davantage à la défaite de François Hollande qu’à la victoire de Nicolas Sarkozy. Pour remporter à coup sûr l’élection en partant de conditions politiques aussi favorables, François Hollande aurait dû ravir à Martine Aubry le contrôle du parti. Erreur cardinale car irrattrapable ! Ainsi s’est-il laissé imposé un accord PS-Verts, foncièrement démagogique et électoraliste en décalage manifeste avec sa propre ligne politique, le poussant à une campagne à contre-emploi. Accord qui l’a porté à axer l’essentiel de sa ligne politique bien plus à gauche que celle permettant de fédérer sur son nom la totalité des gauches et l’électorat centriste où l’antisarkozysme constituait un atout décisif pour le candidat socialiste.

Du coup François Hollande a multiplié les signaux en direction de la gauche de la gauche, créneau occupé essentiellement par Jean-Luc Mélenchon. L’impasse dans laquelle se trouve finalement François Hollande, c’est que sa stratégie biaisée par l’absence de contrôle de l’appareil PS l’a conduit sur une ligne qui rend irréalisable de réunir sur son nom l’électorat centriste et celui de Jean-Luc Mélenchon. Dans un contexte où la gauche est électoralement minoritaire, la victoire du candidat socialiste est devenue mécaniquement impossible. Cette erreur est d’autant plus lourde que l’accord PS-Verts reposait sur l’anticipation par les socialistes, d’un score important des Verts. Stratégie déjouée par les faits puisque Jean-Luc Mélenchon s’est imposé comme l’homme clé de la campagne à gauche en lieu et place d’une Eva Joly écrasée au décollage.

La force électorale traditionnelle de la gauche c’est historiquement le très bon report des voix au second tour alors que la droite endure une fragilité quasiment génétique en la matière. On le constate encore aujourd’hui. Il était donc vain de vouloir compenser l’insuffisante maîtrise du parti par le candidat, par une surenchère sur les thèmes les plus à gauche ; mieux valait tactiquement laisser ce créneau à Jean-Luc Mélenchon en misant sur les très probables bons reports de voix de ses électeurs au second tour. La ligne de centre gauche de François Hollande lui offrait un accès facile aux électeurs de François Bayrou où encore aujourd’hui les reports de voix demeurent difficiles sur le candidat de droite au second tour. En s’assurant le soutien des électeurs centristes parmi les plus antisarkozitstes, et en bénéficiant dans tous les cas du bon report des voix des électeurs de Jean-Luc Mélenchon au second tour, le thème du rassemblement devenait dans ces conditions, un discours naturel qui aurait fermé définitivement la porte à une réélection de Nicolas Sarkozy. Faute d’avoir construit sa campagne sur cette alchimie politique, alors que la gauche est minoritaire en intentions de vote au premier tour, on peut considérer que François Hollande s’est d’ores et déjà enfermé dans une spirale déclinante.

En définitive, la campagne à la gauche de la gauche de François Hollande aura créé les conditions d’une réélection de justesse mais d’une réélection tout de même du Président en exercice. Réélection serrée car le candidat de droite ne parviendra probablement pas de son côté, à faire totalement disparaitre l’importance et l’enracinement de l’antisarkozysme, par définition politiquement inexistant en 2007. Pour faire le « break », François Hollande pouvait facilement miser aux yeux des électeurs centristes, sur la situation véritablement très dégradée des finances publiques, fortement sous-estimée par son rival jusqu’à la fin de son mandat malgré les mises en garde du Premier ministre, et sa ligne sincèrement européenne. Là encore pour pouvoir s’assurer de bons reports de voix centristes au second tour, le candidat socialiste a multiplié les erreurs tactiques : en misant sur une croissance hypothétique et la punition des riches, et donc implicitement sur le durcissement des prélèvements sur les classes moyennes, pour mener un assainissement des finances publiques accepté du bout des lèvres ; en dénonçant les traités européens signés par la quasi-totalité des Etats de l’Union européenne, qui ont somme toute permis de ramener le calme financier en zone euro.

François Hollande pouvait aisément proposer à nos partenaires une initiative de croissance. Mais annoncer urbi et orbi que sa réélection conduirait au reniement de la signature de la France ne pouvait qu’indisposer la partie europhile de l’électorat et provoquer une réaction défavorable des principaux partenaires européens de la France. Même au sein des gauches européennes, la posture du candidat Hollande a laissé un sentiment dubitatif à l’instar des socialistes allemands qui ont soutenu les plans d’aide à la Grèce et de sauvetage de la zone euro. Du coup, François Hollande s’est lui même placé à la faute et dû logiquement essuyer les refus polis de la plupart des gouvernements européens de le recevoir pendant sa campagne. Au moment précis où le candidat devait réussir sa présidentialisation, il a finalement accrédité en France et dans le reste de Europe, l’image d’une crédibilité internationale déficiente. Nous sommes aujourd’hui en Europe dans une sorte de cohabitation permanente, ce qui rend d’avance contreproductives les postures bravaches. Au contraire, l’effacement progressif de la frontière entre politique intérieure et politique européenne installe les dirigeants français dans une situation de « cohabitation » continue, notamment au sein du couple franco-allemand – Pompidou-Brandt, Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl, Chirac-Schroeder. C’est une évolution qui devrait être saisie par l’ensemble de la classe politique française, comme le moyen idéal pour acclimater dans les « affaires du dedans », une culture de la politique raisonnable et des compromis constructifs.

L’erreur tactique de François Hollande est d’autant plus malheureuse que Nicolas Sarkozy en dé sa campagne à droite laissait au moins provisoirement le centre en jachère. Estimant que le sauvetage de la zone euro et les appels de l’UMP en faveur d’une intégration politique accrue en Europe lui étaient reconnus par l’électorat europhile, le Président sortant estimait qu’il devait donner aussi des gages à la droite du non. De ce fait, comme l’a montré le discours de Villepinte du 11 mars dernier, Nicolas Sarkozy jugeait possible de réconcilier souverainistes et europhiles autour d’une volonté politique de faire progresser la zone Schengen comme il l’avait fait pour la zone euro.

Après ces mouvements croisés liminaires, le processus de réélection de Nicolas Sarkozy est désormais à l’œuvre. Alors que l’écart entre les candidats des deux principaux partis majoritaires est demeuré longtemps très significatif, François Hollande et Nicolas Sarkozy sont à présent au coude-à-coude au premier tour et les écarts encore importants au second tour seront graduellement rognés par la mécanique politique en cours : même si les choses ne se débloqueront politiquement véritablement qu’après le premier tour, en vertu du « théorème » selon lequel le second tour est inclus dans le premier, la tendance à l’inversion des scores se matérialisera dans les prochaines semaines, par l’amélioration progressive des reports de voix lepénistes et centristes sous l’effet de la mainmise de Jean-Luc Mélenchon sur la campagne de la gauche.

Au premier tour, François Hollande est à présent sur une trajectoire déclinante sous l’effet de la neutralisation de la candidate d’extrême-droite lors de la première phase de campagne de Nicolas Sarkozy, et de la poussée au sein de l’électorat PS, de Jean-Luc Mélenchon qui profite pleinement de la légitimation de ses thèmes par le candidat PS. L’électorat centriste rejoint progressivement le candidat de droite, comme vient de l’attester le ralliement de Jean-Louis Borloo au Président sortant, et ses reports de voix au second tour ont commencé à évoluer en faveur de Nicolas Sarkozy, ce qui vient conforter le mouvement similaire déjà enclenché, des électeurs de Marine Le Pen au second tour. Nicolas Sarkozy retrouve ainsi en dépit de son image négative dans son électorat même, son rôle de fédérateur des droites et du centre.

Au surplus, alors que la gauche martelait l’idée du « » du bilan sarkozyste et les défauts de sa personnalité au point que le candidat de droite s’efforçait de faire oublier le Président, la tragédie de Toulouse a permis au contraire de réactiver la stature présidentielle de Nicolas Sarkozy et de mettre en lumière ses qualités – décision, engagement,...- que même ses adversaires les plus résolus ne parviennent pas à ne pas lui reconnaître. Dans un contexte électoral comme celui qui a cours, la représidentialisation de Nicolas Sarkozy ne pouvait qu’accentuer les tendances politiques à l’œuvre. On peut tabler sur le fait que l’occasion donnée à Nicolas Sarkzozy de devoir réincarner la fonction présidentielle en pleine campagne, conduisant son rival à reprendre ses gestes à l’identique devrait contribuer à réduire l’antisarkozysme à droite et au centre.

Rien n’est jamais joué en politique. Selon la formule d’un ancien Premier ministre anglais, une semaine c’est du temps long en politique. Le scénario décrit ci-dessus ne pronostique pas un résultat qui cherche à flatter les partisans du Président sortant ou à inciter à la résignation de ses adversaires. Le drame de Toulouse suffit à rappeler tous ce que les aléas de la vie politique peuvent réserver d’inattendu. A la suite de Raymond Aron, il convient de rappeler que le « process » objet de cet article s’agissant de l’élection en cours, et qui met en mouvement la mécanique du probable, peut rencontrer le « drame », au sens grec du terme. Les Espagnols en firent l’expérience en 2004, une semaine à peine avant la date des élections où le scénario de la victoire annoncée des conservateurs fut déjoué par les attentats terroristes de Madrid. Personne n’oublie non plus, et certainement pas dans l’entourage du candidat socialiste que comme Napoléon, le pire adversaire de Nicolas Sarkozy, c’est Nicolas Sarkozy lui-même.

Comme pour l’élection du Cardinal Ratzinger en 2005, la sagesse romaine connait aussi des exceptions, surtout si elles confirment la règle.


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salut

Pour faire un copié collé comme ça, y'a que justicier..

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INFO du jour..

Jean Luc Melenchon sera en meeting vendredi 13 avril à BIGANOS..l'endroit n'est pas encore connu mais qui sait il est permis de réver pour qu'il se fasse au parc Lecoq..
-La rancune n'est que la preuve de la faiblesse ( Jiang zilong)

-C'est bêtise de déprécier son ennemi avant le combat, et bassesse de l'amoindrir après la victoire ( Goethe)

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salut



hoo il va y avoir du monde a BIGANOS..



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Toujours pas plus d'info..la militante a l'origine de l'info a du se tromper..
-La rancune n'est que la preuve de la faiblesse ( Jiang zilong)

-C'est bêtise de déprécier son ennemi avant le combat, et bassesse de l'amoindrir après la victoire ( Goethe)

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salut lutin

J'ai entendu dire qu'effectivement une réunion se tiendrai sur Biganos, réunion en soutien a Mélanchon, mais réunion sans Mélanchon..

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