insupportable..

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L'ex-comptable de Bettencourt : des enveloppes pour Sarkozy
Par David Servenay | Rue89 | 06/07/2010 |

Les Bettencourt étaient-ils les financiers occultes de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007 ? Oui, si l'on en croit le témoignage de l'ancienne comptable des milliardaires, publié par Mediapart. Selon Claire T., l'ensemble de la droite a bénéficié de largesses. En 2007, Eric Woerth, trésorier de la campagne électorale, aurait perçu 150 000 euros à quelques jours de l'élection présidentielle. L'Elysée dément.
L'affaire Woerth-Bettencourt est entrée dans sa troisième dimension. Après le conflit de famille autour de l'héritière du groupe l'Oréal, puis le conflit d'intérêt entre l'ancien ministre du Budget et son épouse Florence, embauchée comme gestionnaire de fortune par Liliane Bettencourt, voici la machine à financement occulte.

« Les visiteurs les plus assidus : le Parti républicain. »
Comme l'explique Mediapart, Claire T. a été entendu hier par les enquêteurs de la financière, à qui elle a confirmé le rôle joué par le couple de milliardaires dans le financement de la classe politique. André Bettencourt, surnommé « Dédé » par ses employés, mari de l'héritière de l'Oréal (décédé en novembre 2007), voyait défiler tous ceux qui, à droite, avaient besoin d'un coup de pouce. Elle raconte à nos confrères :

« Dédé, et il ne s'en cachait pas, a toujours financé la droite. C'était un vrai défilé d'hommes politiques dans la maison, ils venaient surtout au moment des élections. Dédé “arrosait” large. Chacun venait toucher son enveloppe Certaines atteignaient même parfois 100 000, voire 200 000 euros »


Certains de ces « visiteurs du soir » sont connus de Claire T., embauchée en 1995 :

« Les visiteurs les plus assidus étaient des responsables du Parti républicain. Il leur remettait une enveloppe tous les deux ou trois mois. Parfois 10 000, 20 000 ou 30 000, d'abord en francs, puis en euros, car là aussi, tout augmente ! Je sais que Dédé avait contribué, juste avant mon arrivée, au financement en liquide de la campagne d'Edouard Balladur. Cela dit, comme il était généreux, il ne m'étonnerait pas qu'il ait aussi financé les activités politiques de Jacques Chirac. »


Claire T. ne peut pas formellement prouver ses dires, mais elle a remis aux policiers trois carnets dans lesquels elle tenait la comptabilité précise des retraits en liquide faits auprès d'une agence de la BNP où, chaque semaine, elle retirait jusqu'à 50 000 euros en liquide. La comptable inscrivait « Bettencourt » dans ses carnets, à chaque remise d'argent liquide à des politiques, pour que cela n'apparaisse pas.

150 000 euros remis à Woerth

Claire T. bénéficie, à la BNP, d'une autorisation qui plafonne ces retraits à 50 000 euros. Or, en 2007, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt formule une demande particulière :

« C'était à la fin du mois de mars 2007. Patrice de Maistre, qui était devenu celui qui “s'occupait” des politiques, du fait de la maladie de Dédé, m'a convoqué pour me demander d'aller retirer à la banque une somme trois fois supérieure à l'habitude, à savoir 150 000 euros. J'ai refusé, en expliquant que mon accréditif ne me le permettait pas. Il s'est énervé, en me disant que la banque ne nous refuserait pas ce service. Je lui ai demandé la raison pour laquelle il lui fallait absolument récupérer un tel montant, et là, il m'a répondu : “Mais enfin, c'est pour financer la campagne présidentielle de Sarkozy ! Je dois donner de l'argent à celui qui s'occupe du financement de la campagne, Eric Woerth. Et 50 000 euros, ce n'est pas suffisant”. »


La comptable prend conseil auprès de son interlocutrice à la banque qui lui confirme qu'un tel retrait suscitera forcément la curiosité de Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances. Claire T. refuse donc la demande de Patrice de Maistre :

« Comme les 50 000 euros ne suffisaient pas, Maistre s'est rendu - ou a envoyé quelqu'un, je ne sais pas - en Suisse, pour prélever en urgence le complément, à savoir 100 000 euros. D'après ce que j'ai compris, il n'a pas puisé dans le compte de Vevey mais plutôt dans celui de Genève. De toute façon, il allait toutes les semaines en Suisse… Ensuite, Maistre m'a dit qu'il allait très vite dîner avec Eric Woerth afin de lui remettre, “discrètement” comme il m'a dit, les 150 000 euros. Et le dîner a bien eu lieu très rapidement… ».


D'après ce témoignage, cette somme était destinée au financement de la campagne du candidat de l'UMP pour l'élection présidentielle.

Pour Sarkozy, une enveloppe en kraft, demi-format
Rien d'inhabituel puisque Nicolas Sarkozy semble avoir été un visiteur régulier de l'hôtel particulier des Bettencourt à Neuilly-sur-Seine, ville dont il fut maire pendant deux décennies. Et pas simplement pour de banales visites de courtoisie selon Claire T. :

« Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l'un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ca se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très forts et de l'autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l'on n'aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l'argent. C'était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d'ailleurs, on me demandait juste avant le repas d'apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu'il se passait… »


Un témoignage que l'Elysée réfute formellement ce matin, qualifiant de « totalement fausses » ces dernières informations.

Alors que nous devons tous (presque tous..) nous serrer la ceinture et voir s'envoler un a un nos acquis sociaux, cette histoire si elle est vrai, si elle est avérée, est un gigantesque scandale..
« Globalisons les luttes pour globaliser lÂ’espoir ! »

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quelle histoire que cette histoire, on ne va pas me dire que Madame W. n'était pas au courant..tous ils était au courant...

Bonjour Le jeune..
-La rancune n'est que la preuve de la faiblesse ( Jiang zilong)

-C'est bêtise de déprécier son ennemi avant le combat, et bassesse de l'amoindrir après la victoire ( Goethe)

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Et cet article ça vous dit...

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et celui là...

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Puté..
Dans n'importe quel autre pays démocratique Woert aurai déja sauté, et Sarko serai a la peine,souvenez vous en angletere l'histoire des notes de frais, les journalistes et la justices sont bien plus virulants que chez nous, souvenez vous de B. Clinton et sa stagiaire, un juge s'est mis sur son dos et il a fini par craqué le Clinton, mais en France rien ou pas grand chose !
meme si l'affaire de B Clinton n'a rien a voir avec l'affaire Woert/Sarko/bettencour, il va bien falloir que la lumiere soit faite, et l'ancienne comptable de la milliardaire elle aurait quoi a gagner a raconter des conneries ?
et les musicos toujours prets a rappeler les Boulette de tonton, ils ont quoi a dire sur cette affaire?
« Globalisons les luttes pour globaliser lÂ’espoir ! »

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Salut

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..."l'affaire" vu de l'étranger
« Globalisons les luttes pour globaliser lÂ’espoir ! »

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Salut

je me demande pourquoi la police ne ve pas directement interroger Mme Bettencourt ?
pas possible d'interrogé le president, mais la milliardaire, elle n'est que simple citoyenne ..
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Je pense qu'elle y aura droit elle aussi à moment donné..
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Vu sur le net.


Plusieurs rencontres entre Patrice de Maistre et Eric Woerth. C'est ce qu'affirme Marianne sur la foi des agendas de Claire Thibout, l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt et de Patrice de Maistre, saisis par la police. Libération avait déjà fait état de plusieurs rencontres entre les deux hommes. Eric Woerth avait commencé par nier toute relation, affirmant d'abord ne pas le connaître. Puis il a dû admettre lui avoir remis la légion d'honneur, en novembre 2009. Enfin, Libération avait publié des extraits de l'agenda de Patrice de Maistre qui mentionnaient une dizaine de rencontres au total, dont des dîners en couple au domicile des Bettencourt.

De Maistre sur la liste des évadés fiscaux. Selon Le Point.fr, Patrice de Maistre possède un compte en Suisse, vide et inactif depuis 1997. Il n'a fait l'objet d'aucune poursuite, mais son nom figurait sur la liste des 3 000 évadés fiscaux obtenue par Bercy, affirme l'hebdomadaire. Une liste brandie par Eric Woerth, qui demandait, dans une interview au Journal du Dimanche le 29 août 2009, que ces contribuables "se dénoncent" sans quoi son ministère saisirait la justice. Le compte de Patrice de Maistre étant vide, on peut imaginer que Bercy n'en faisait pas une cible d'enquête prioritaire dans une liste comportant de très gros montants. Néanmoins, la chronologie joue contre le ministre : ses services possédaient cette liste en août. Or, il a remis la légion d'honneur à Patrice de Maistre en novembre de la même année.

Une enveloppe remise à Eric Woerth. Une entrée pose en particulier question : au 18 janvier 2007, la comptable note un rendez-vous avec le gestionnaire de fonds pour "donner enveloppe qui donnera à Patrice". Et le lendemain, 19 janvier, Patrice de Maistre indique dans son agenda un rendez-vous dans un "café" avec Eric Woerth. Claire Thibout a détaillé à Mediapart, mais aussi à la police, un système où des hommes politiques venaient chez les Bettencourt récupérer des "enveloppes" d'argent liquide, avant de se rétracter partiellement, tout en maintenant en partie ses accusations. Dénoncées comme fantaisistes, ces récits d'enveloppes d'argent liquide se retrouvent donc dans ses carnets. Et la proximité des dates entre la remise d'enveloppe de Claire Thibout à Patrice de Maistre et le rendez-vous de celui-ci avec Eric Woerth peut interpeller.


Une somme de 500 000 euros. Selon Marianne, Liliane Bettencourt avait demandé fin 2006 un retrait d'un demi-million d'euros en liquide auprès de la banque Dexia. L'établissement avait refusé, "craignant sans doute d’avoir à se justifier devant Tracfin, l’organisme chargé de la lutte contre les mouvements illicites de capitaux", écrit l'hebdomadaire. On ne connaît pas l'usage que l'héritière de L'Oréal souhaitait faire de cette somme. Mais cette révélation renforce les allégations de Claire Thibout, qui a évoqué auprès de Mediapart un financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy en janvier 2007. Des accusations qualifiées par Eric Woerth et par l'Elysée de mensongères et calomnieuses. Les agendas de la comptable et du gestionnaire de fortune viennent pourtant renforcer les soupçons.

Malgré la contre-offensive élyséenne, Eric Woerth n'en a décidement pas fini avec l'affaire Bettencourt. Mercredi 21 juillet déjà, Patrice de Maistre avait expliqué aux policiers qu'il avait rencontré Eric Woerth "deux ou trois fois en 2007", et que ce dernier lui avait "demandé de recevoir sa femme et ce pour essayer de la conseiller sur sa carrière alors, me disait-il, qu'elle n'était pas entièrement satisfaite", contredisant les déclarations du ministre, qui affirmait jusqu'ici n'être pas intervenu pour faire embaucher son épouse. Eric Woerth, qui a demandé à être entendu, devrait s'expliquer dans les jours qui viennent devant la police sur l'affaire.

Samuel Laurent



"la république éxemplaire" voulu par Sarkozy a du plomb dans l'aile..
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Salut

Apres Bettencour,apres l'affaire de la vente d'un domaine de l'ONF
( [lien])
notre ministre E.Woerth est de nouveau en galere suite a une revelation de la presse concernant une eventuelle intervention de celui ci dans la succesion du sculteur Cesar
([lien])

ou est le faux ? ou est la vérité ?
la justice doit faire la lumiere sur toutes ces affaires,
pour ma part, je constate que sans des journaliste independants, aucune affaire, que ce soit Woerth, Mr Blanc,Miss Ramayade, Mr Joyandet ne seraient sorti au grand jour..

« Globalisons les luttes pour globaliser lÂ’espoir ! »

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Je dois avouer que là ça y va, notre ministre devrait réfléchir à peut être une éventuelle reconversion car là ça commence à faire tache toute ces histoire, il y a un moment ou même le Président sera contraint voir forcé de mettre un bon coup de balai devant sa porte..
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Et ça continu encore et encore...

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