CLIMAT

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Climat : Greenpeace boycotte le MEM et demande à Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo de faire de même.


Paris, France — Alors que la troisième Conférence des grandes puissances économiques sur les changements climatiques – baptisée « MEM » pour « Major economies meeting » – doit se tenir à Paris les 17 et 18 avril, Greenpeace déplore que la France accueille cette réunion et participe ainsi à l'institutionnalisation d'un processus inutile et dangereux.
« Ces réunions parallèles aux négociations sur la suite du protocole de Kyoto, impulsées en septembre dernier par l'Administration américaine, n'aboutissent à aucun engagement sur des objectifs nationaux chiffrés et contraignants de réduction des émissions de gaz à effet se serre et font la part belle aux engagements volontaires, qui ont déjà fait la preuve de leur inefficacité. George W. Bush ne poursuit qu'un seul objectif : faire dérailler le processus multilatéral, torpiller le protocole de Kyoto, déclare Karine Gavand, responsable de la campagne Climat de Greenpeace France. Alors que la présidence de l'Union européenne va donner à la France un rôle tout particulier dans la mise en œuvre de la feuille de route de Bali, nous appelons le Président Sarkozy et le ministre Jean-Louis Borloo à ne pas cautionner cette initiative par leur présence. »

Greenpeace boycotte l'atelier ouvert aux ONG le 16 avril et appelle officiellement le président de la République Nicolas Sarkozy et le ministre Jean-Louis Borloo à faire de même avec le sommet, les 16 et 17 avril.

« Nous regrettons que la France ne s'en tienne pas à sa position courageuse adoptée lors de la dernière réunion de l'Onu sur le climat, à Bali, en décembre », reprend Karine Gavand. À l'époque, Greenpeace et d'autres ONG avaient salué la France, qui avait poussé l'Union européenne à contester la légitimité du MEM comme processus parallèle risquant de parasiter le cadre onusien.

Avec seulement 4 % de la population mondiale, les États-Unis ont contribué pour plus d'un quart aux émissions de gaz à effet de serre (GES) actuellement dans l'atmosphère et demeurent les premiers émetteurs de la planète avec 24,3 % des rejets mondiaux de CO2. Leur refus de s'engager dans le cadre du protocole de Kyoto est lourd de conséquence. Parce qu'ils ne réduisent pas leurs émissions polluantes, parce qu'ils font tout pour nuire aux négociations internationales et parce qu'ils donnent le mauvais exemple à des pays comme la Chine et l'Inde. « Je doute de l'engagement de ces pays en développement tant qu'ils n'auront pas vu les pays développés prendre une position claire », confirmait l'Indien Rajendra Pachauri, président du Giec (The Guardian, 14 avril 2008).

« À la veille de prendre la présidence de l'Union européenne, la France fait fausse route en cédant à l'Administration Bush, ouvertement opposée au protocole de Kyoto, s'inquiète Karine Gavand. À moins qu'il faille y voir un dernier avatar de la diplomatie nucléaire française, utilisant toutes les tribunes et tous les voyages officiels pour vendre une technologie pourtant en difficulté en Finlande et à Flamanville. Pour le climat, le nucléaire c'est trop tard, trop cher, trop risqué ! Le protocole de Kyoto ne l'envisage d'ailleurs pas comme solution au défi énergétique et climatique pour les pays en développement. La France doit concentrer ses efforts sur la négociation du paquet climat/énergie européen, dont le succès seul assurera son leadership dans la lutte contre le dérèglement du climat et pour la sécurité des approvisionnements énergétiques. »
-La rancune n'est que la preuve de la faiblesse ( Jiang zilong)

-C'est bêtise de déprécier son ennemi avant le combat, et bassesse de l'amoindrir après la victoire ( Goethe)

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Climat : Nicolas Sarkozy fait le dos rond face aux américains


France — Greenpeace s’interroge sur les ambitions climatiques de la France à deux mois de sa présidence de l’Union européenne. Le discours tenu vendredi 18 avril au matin, par le président de la République face aux délégations des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre réunis à l’occasion de la Conférence des grandes puissances économiques (dite « MEM ») sur les changements climatiques n’est pas à la hauteur du défi, ni à la mesure de la réaction attendue par l’hôte de cette conférence face aux récentes annonces du Président américain.

« Plutôt que tenir un discours mou, qui ne désamorce en rien les tentatives américaines pour torpiller les négociations internationales, le Président Sarkozy aurait mieux fait de rester à l’Élysée, commente Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace. L’"amitié" franco-américaine a pris le pas sur les impératifs du défi climatique. Quitte à ce que le Président Sarkozy cautionne par sa présence ce processus inutile et dangereux qu’est le MEM, il aurait au moins pu critiquer explicitement le plan Bush, comme l’ont fait le Commissaire européen à l’environnement Stravos Dimas et le ministre allemand de l’Environnement Sigmar Gabriel avant lui, et montrer l’exemple en annonçant une réduction de 30 % des émissions de la France d’ici à 2020. »

Le Président français a certes rappelé l’urgence à agir et la nécessité de fixer des objectifs quantifiés de réduction des émissions. Mais il a omis de rappeler le caractère nécessairement contraignant de ces objectifs, seule condition de leur efficacité. Il n’a pas mentionné la nécessité d’un effort partagé mais différencié des engagements entre pays en développement et pays industrialisés, qui doivent réduire d’au moins 30 % leurs émissions d’ici à 2020, par rapport aux niveaux de 1990.

« Nicolas Sarkozy a soigneusement évité de s’adresser directement à George W. Bush, qui, sans surprise, avait annoncé à la veille de l’ouverture du MEM un objectif indicatif totalement déconnecté des exigences dictées par les scientifiques du climat, reprend Karine Gavand. Nicolas Sarkozy n’a pas affiché d’ambitions précises pour la France, qui aurait du montrer l’exemple alors qu’elle va mener la délégation des vingt-sept États membres de l’Union européenne à la Conférence de l’Onu en décembre prochain à Poznan. »
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Petit rappel des promesses faitent

Sarkozy an I : Monsieur le Président, votre quinquennat doit être vert !


Paris, France — Paris, le 24 avril – Alors que le Président Sarkozy s'apprête à souffler sa première bougie à l'Elysée et tentera, ce soir à la télévision, de « redonner du sens » à son action, les associations de l'Alliance pour la Planète lui demandent de soutenir avec force une mise en œuvre ambitieuse du Grenelle, aujourd'hui sérieusement menacée par une partie du gouvernement et par la majorité UMP au parlement. Le passage à l'acte sur le Grenelle est la première étape essentielle d'une année qui verra la France présider l'Union européenne au moment crucial où celle-ci se dotera d'une politique climatique et énergétique pour les 12 ans qui viennent.
« Le Président Sarkozy a tenu son engagement de faire le Grenelle de l'environnement. Il a soutenu un processus nouveau et parfois difficile, régulièrement et malheureusement attaqué par une partie du gouvernement et de l'UMP, comme le démontre le débat gâché du parlement sur la loi OGM » rappelle Yannick Jadot, directeur des programmes de Greenpeace France. « L'An II du quinquennat Sarkozy doit être celui d'une mise en œuvre scrupuleuse des décisions du Grenelle. L'urgence écologique ne permet pas de transiger avec des conservatismes injustifiables et des modes de pensée qui privilégient le passé à l'avenir ».

« Dès son élection, le tout nouveau président a affirmé que le climat serait une de ses grandes priorités. Il en a aussi fait la priorité de la présidence française de l'Union européenne. Le rôle de la France serait essentiel pour que l'Union européenne se dote d'un « paquet énergie » à la hauteur du défi climatique » ajoute Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre. « Réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre, réduction obligatoire de 20% de la consommation d'énergie et 23% d'énergies renouvelables d'ici 2020, tels sont les engagements que l'on attend ce soir du Président ! »

« La première année du quinquennat a été celle des discours et des engagements. La seconde année doit être celle des actes ! Pas question pour nous que la loi Grenelle connaisse les mêmes déboires et les mêmes dérives que la loi OGM. Application du Grenelle, réforme de la PAC, adoption du « Paquet Energie », c'est la réussite du quinquennat face à l'urgence écologique qui se joue cette année. Nous attendons de l'intervention ce soir du président de la République des déclarations fortes. Le Président ne doit plus laisser les Françaises et Français otages d'un Grenelle menacé », conclut Serge Orru, directeur général du WWF-France.
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Quand les états unis se fiche du climat, que dit notre président ...

Climat : Nicolas Sarkozy dans les filets de George W. Bush ?


Paris, France — Alors que s'ouvre la troisième Conférence des principales puissances économiques (baptisée « MEM » pour « Major economies meeting »), Greenpeace s'inquiète de la réalité des ambitions françaises en matière climatique.

Dans son discours tenu mercredi 16 avril à la Maison blanche, le Président Bush a une fois de plus rejeté tout objectif contraignant et chiffré. Ce discours aurait dû servir de piqûre de rappel à la diplomatie française et être une raison de plus pour que le ministre d'État et le président de la République s'abstiennent de participer en personne au MEM et refusent ainsi de cautionner par leur présence ce processus inutile et dangereux.

« Priorité de la présidence de Nicolas Sarkozy, priorité de la présidence française de l'Union européenne, le climat "made in France" va-t-il finalement être cuisiné à la sauce Bush ?, s'interroge Karine Gavand, en charge de la campagne Climat à Greenpeace France. Il est loin le discours de Bali où la France et l'Union européenne critiquaient haut et fort le MEM ! Tout compromis avec Bush retarde les indispensables efforts à entreprendre par la communauté internationale, dans le seul cadre efficace et légitime pour lutter contre le dérèglement du climat : les Nations unies et son protocole de Kyoto. »

L'absence du président de la République au MEM serait la seule réponse responsable au discours de Bush.

À défaut, Greenpeace attend que la France affirme des principes intangibles en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre :
- Kyoto et la Conférence des Nations unies constituent le seul et unique cadre pour toute décision et tout accord international ;
- seule la décision d'objectifs chiffrés et contraignants, fondés sur les préconisations du Giec, permettra une réduction des émissions polluantes ;
- la France va réduire ses émissions de 30 % d'ici à 2020.

Sans cette triple affirmation, Greenpeace considérera que la France commet une faute lourde en matière de lutte contre les changements climatiques.

« Voilà qui serait de très mauvais augure, à deux mois du début de la présidence française de l'Union européenne et à huit mois de la conférence de l'Onu à Poznan, où la France va mener la négociation européenne », conclut Karine Gavand.

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