L'intervention télévisée de "notre cher Président"

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Hier soir, lors d'un grand oral télévisé d'une heure et demie, le président de la République a multiplié les annonces pour tenter de calmer la grogne qui monte dans le pays Nicolas Sarkozy propose un agenda social

Suppression de la taxe professionnelle, ouverture d'une sorte de « Grenelle social » - qui sera en réalité un « Élysée social » -, le 18 février, avec les syndicats : par-delà le travail d'explication et de réconfort qu'il s'était assigné, hier soir, le président de la République a aussi apporté un peu de « grain à moudre ».

Certes, et comme on pouvait s'y attendre, il n'y aura pas de changement de cap, ni de relance par la consommation. « Les réformes continueront, au même rythme », a-t-il martelé. « Mon travail est de conduire le pays vers la sortie de crise et que la France en sorte plus forte qu'elle n'y est entrée. »

La rupture, à l'imparfait

Ainsi Nicolas Sarkozy tiendra-t-il bon sur l'objectif de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. De même, « la réforme des lycées aura lieu ». D'ailleurs, « Xavier Darcos (rare ministre cité hier soir) fait un très bon travail ».

Mais... mais Nicolas Sarkozy parle-t-il désormais de la « rupture » à l'imparfait. « La rupture n'a jamais été un objectif, tout juste un moyen », a-t-il asséné à une Laurence Ferrari et un David Pujadas légèrement décontenancés. Renierait-il un slogan et un thème fort de sa campagne ? Non, « le coeur de ma campagne, c'était le travail, la valeur travail, a-t-il répondu. Cela reste d'actualité. »

Première annonce concrète : Nicolas Sarkozy recevra - comme il l'avait indiqué - les partenaires sociaux le 18 février. Avec une idée majeure : « Protéger les Français. » Et quatre thèmes de discussion : le chômage des jeunes, les classes moyennes, le partage des profits et « la question des contreparties » aux aides accordées aux entreprises.

Fin de la taxe professionnelle

Mais attention, le président - qui connaît ses petits travers - ne veut rien imposer. « Je lance des pistes, je ne tranche pas », dit-il. Et d'idées, Nicolas Sarkozy en fourmille : pour aider les classes moyennes, il songe à la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu, ou du deuxième tiers provisionnel cette année, ou à une augmentation des allocations familiales, avec ou sans conditions de ressources ; il ne tranche pas.

De même, sur le partage des profits, entre actionnaires et salariés, ou entre revenus et investissements, le chef de l'État aime bien la vieille règle des « trois tiers » (pour les salaires, pour les dividendes et pour l'investissement). Mais que les partenaires sociaux « arrivent à quelque chose », sinon « l'État prendra ses responsabilités ».

Sur un point, en revanche, Nicolas Sarkozy a tranché : la taxe professionnelle sera supprimée dès 2010. L'idée est d'aider certaines industries en difficulté, à commencer par l'automobile, mais la mesure s'appliquera à toutes les entreprises. Afin de favoriser les relocalisations et d'empêcher les délocalisations. Son remplacement reste encore flou : taxe carbone, et surtout réforme des collectivités territoriales qui devrait donc se faire assez rapidement afin de supprimer un ou deux des échelons qui se superposent entre la commune et la Région.

Sus aux paradis fiscaux

Au niveau européen, on notera la volonté présidentielle de parvenir à une position commune avant la réunion du G20 à Londres, début avril, la proclamation réitérée de combattre les paradis fiscaux et d'obtenir des baisses de TVA. Mais aussi une sourde inquiétude à propos de l'euro qui « serait menacé s'il n'y avait pas d'effort de discipline et pas de solidarité entre les 15 » pays membres de l'Eurogroupe.

Enfin, Nicolas Sarkozy a passé du baume au coeur de ses ministres en difficulté : Rachida Dati, Rama Yade et bien sûr Bernard Kouchner. « Il a toute ma confiance. Il n'a rien fait d'illégal. Il me dit qu'il n'y a aucun conflit d'intérêt ; je le crois. Pourquoi devrais-je le lâcher ? Parce qu'un livre a été fait ? »

Quant à une éventuelle candidature en 2012, Sarkozy doute : « Mon métier est très difficile. Il me reste trois ans et demi. »

Une position commune pour l'Europe
Entre l'échelon national et l'échelon mondial, l'Europe doit prendre toute sa place pour lutter contre la crise. Nicolas Sarkozy se dit convaincu que l'Europe doit prendre des initiatives pour coordonner les plans de relance. Et que les pays membres de la zone euro ont le devoir de travailler ensemble.

Il se dit ainsi persuadé que l'Union européenne doit adopter une position commune pour le sommet du G20 de Londres afin de jeter les bases d'une refondation de l'ordre mondial. « Il faut refonder et moraliser le capitalisme », répète-t-il. « Il faut prendre des décisions structurelles. Si nous ne le faisons pas, les gens se révolteront et ils auront raison. » Cela passe, entre autres, par la mise en place de contrôles pour toutes les institutions financières, la réforme des agences de notation ou de nouveaux rapports avec les paradis fiscaux. « La gravité de la crise doit nous amener à changer nos comportements. »

L'Europe ne peut cependant pas tout. Son système de TVA « n'est pas le bon », déplore le président de la République, mais il laisse entendre qu'il honorera la promesse de son prédécesseur sur une réduction de la taxe pour la restauration.

Barack Obama ? Le président français ne doute pas qu'il soit porteur de changement. Les deux hommes devraient se rencontrer sans tarder puisque le président américain devrait venir en France au début du mois d'avril.

P. T.

La rupture, ce sont les réformes
Pour Nicolas Sarkozy, la « rupture » est toujours à l'ordre du jour, même si ce n'est pas son objectif ultime : « On n'assume pas la direction de la cinquième puissance mondiale pour conduire la rupture », a-t-il déclaré.

Il s'est expliqué : « J'ai un mandat pour que le pays soit plus compétitif ». Dans son esprit, la rupture, c'était d'abord « réhabiliter le travail, parce que le partage du travail a été une erreur historique ».

La rupture, c'est aussi permettre à ceux qui souhaitent se rendre à leur travail de le faire quand les transports collectifs sont en grève, a-t-il affirmé en évoquant la loi sur le service minimum, qui a permis d'éviter le chaos le 29 janvier.

Les réformes qu'il a entreprises ne souffriront pas de retard, parce qu'elles devraient « permettre au pays d'avoir le plein-emploi » dès que l'économie repartira.

Pour le président de la République, en effet, le plein-emploi reste l'objectif de toute sa politique, et « si on doit s'arrêter quand il y a une manifestation, mieux vaut ne pas faire de réformes ».

Parmi celles-ci, Nicolas Sarkozy range aussi celle des collectivités locales, qui doit rendre le pays plus compétitif en supprimant des dépenses inutiles.

« Alléger les échelons territoriaux » est en effet un des objectifs de ce chantier, auquel il entend s'atteler dès que les élections européennes seront passées.

J.-P. D.

Priorité donnée à la classe moyenne
C'est un mercredi et on fête sainte Bernadette. Ce jour-là, le 18 février, Nicolas Sarkozy devrait « mettre sur la table », devant les représentants syndicaux, des propositions pour combattre le chômage et améliorer le pouvoir d'achat. Contre les délocalisations, le chef de l'État brandit la suppression de la taxe professionnelle. Pour aider les salariés les plus fragiles, il va proposer une meilleure indemnisation du chômage à temps partiel, davantage de formation et un effort (sans précision) pour lutter contre le chômage des jeunes. Le pouvoir d'achat de la partie basse de la classe moyenne le préoccupe particulièrement et il trace des pistes : agir sur la tranche d'imposition ? Augmenter les allocations familiales ? Partager équitablement les profits dans les entreprises de façon que les salariés aient leur part ?

Côté classes moyennes, clin d'oeil appuyé du chef de l'État aux enseignants dont il a déploré « la paupérisation des conditions de vie » et la dégradation de leur métier. Mais cela venait après l'affirmation, en début d'intervention, que la réforme du lycée était maintenue, plus loin qu'il gardait le cap sur la suppression d'un poste sur deux dans la fonction publique et, vers la fin, qu'il ne reculerait pas devant la grogne des enseignants-chercheurs. Il a aussi pris le temps de rassurer ceux qui considèrent les prêts aux banques comme une injustice : le 1,4 milliard d'intérêts qu'ils généreront sera consacré aux mesures sociales.


Voici le résumé de sud-ouest.fr de l'intervention de sarko hier au soir !
Je ne vois pas d'amélioration sensible ! on va s'en prendre encore et toujours plein la tronche !!

La taxe professionnelle supprimée ? 8 milliards, cela coutera, alors je me pose une question : quelle nouvelle taxe allons-nous payer encore pour remplacer celle-ci ? Ne nous leurrons pas, c'est jamais donnant donnant avec lui ! sauf pour sa poche !!!! on le sait !
Une autre question que je me pose : il voudrait enlever une tranche d'imposition pour les classes moyennes.... mais je ne crois pas qu'elle favorisera les classes moyennes au contraire, on va encore se faire avoir ! ou alors que quelqu'un m'explique...........
En tout cas, son ton hier au soir, surtout vers la fin était mielleux, tout ce qu'il y a de plus hypocrite et j'avais plus envi de lui foncer dedans et de lui dire d'arrêter de nous prendre pour des c..... !
Moi, il ne m'a pas convaincu, au contraire, il me fait de plus en plus peur et je m'inquiète de plus en plus pour l'avenir !
La lune blanche
Luit dans les bois
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée...


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:b2: Neutre, mais tu vois dès qu'il a commencé avec les 35h et son travailler plus j'ai zappé, je ne le supporte pas ni en image ni en audio...
-La rancune n'est que la preuve de la faiblesse ( Jiang zilong)

-C'est bêtise de déprécier son ennemi avant le combat, et bassesse de l'amoindrir après la victoire ( Goethe)

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Ce qui est rigolo c'est pour le fait de recevoir les syndics, quand tu sais que le RDV était pris avant la grêve du 29 t'est Mdr quand même... on est mal parti...
-La rancune n'est que la preuve de la faiblesse ( Jiang zilong)

-C'est bêtise de déprécier son ennemi avant le combat, et bassesse de l'amoindrir après la victoire ( Goethe)

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Du vent, des promesses, du bla bla, et rien de concret..
Sarkozy est un illusioniste, et ses tours de passe passe ne marche plus.

Je ne le supporte pas, il va faire son mandat tranquilos, continuez de faire voter des lois pour ses potes milliardaires et laisser la France dans un état de ruine.
« Globalisons les luttes pour globaliser lÂ’espoir ! »

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Il y en a qui sont très mais très contents, ce sont les ouvriers de l'usine Arcilor métal de Dodrange dont ils ont parlé à la fin de l'émission : Sarko a soutenu Mordicus qu'il avait tenu ses promesses et que l'usine ne fermait pas mais seulement .....un....FOUR !!!! c'est lui qui en a fait un hier au soir, car ces personnes concernées sont très en colère aujourd'hui et vraiment, il a montré, une fois de plus, à ce moment précis qu'il se "foutait" mais complètement des français et démontré une fois de plus qu'il était le président des promesses non respectées (sauf pardon pour son salaire !!!!!)
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Il a été tout simplement égal à lui même....

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C'est vrai et s'il a cru nous convaincre, il s'est lamentablement planté !! et même auprès des jeunes ! après discussions avec mes enfants, ils n'ont pas apprécié qu'il traite les étudiants de branleurs (entre autres !!) et eux aussi ne croient plus à son beau discours démagogique !
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