LE JEUNE

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posté le 2009-03-05 à 10:54:58
Trouvé sur le net :
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Apporter son aide à des étrangers en situation irrégulière est pénalement répréhensible. C'est ce qu'a découvert Monique Pouille, mercredi : cette militante de l'association Terre d'Errance a passé la journée en garde à vue pour avoir rechargé les portables de réfugiés.
Les réfugiés, Monique Pouille les côtoie depuis deux ans. Elle était alors bénévole aux Restos du Coeur et l'un des bénéficiaires lui avait parlé d'un camp de fortune installé sur la commune de Norrent-Fontes, près de Béthune. Depuis, cette femme de 59 ans membre très active de la paroisse de Norrent-Fontes, leur apporte un soutien matériel de tous les jours. Vêtements, nourriture, et du réconfort aussi. Mais si elle savait que "aider des réfugiés, c'est interdit", elle était loin de s'attendre à se retrouver sous le coup d'une garde à vue.
C'est pourtant ce qui est arrivé, mercredi matin. Interpellée chez elle, où les policiers ont saisi plusieurs téléphones portables appartenant à des migrants que la militante de l'association Terre d'Errance avait offert de recharger chez elle, comme elle le fait souvent, elle a été placée en garde à vue dans les locaux de la police aux frontières de Coquelles. Neuf heures de garde à vue, qu'elle passe aux côtés de treize réfugiés, interpellés le matin même aux abords du camp de Norrent-Fontes.
Il est 7h45 du matin lorsque les policiers frappe à sa porte. "Ils m'ont montré une carte, m'ont poussé dans le couloir pour pouvoir arriver avant moi dans la cuisine", raconte Monique Pouille. "Ils pensaient que j'hébergeais des réfugiés chez moi". Finalement, les policiers ne trouveront que quelques photos sur lesquelles figurent des migrants, et une poignée de portables. Lors de l'interrogatoire, les questions des policiers font dire à Monique Pouille qu'elle était "sur écoute" depuis plusieurs semaines. "Ils m'ont répété des phrases qui n'avaient été prononcées qu'au téléphone", explique-t-elle.
Dans la foulée de sa garde à vue, les militants de Terre d'errance ont battu le rappel. A sa sortie des geôles de Coquelles, elle a été accueillie par un cordon de sympathisants. Son avocat, Me Bruno Debout, s'est déjà attelé à sa défense, tandis que le père Delannoy, également membre de Terre d'Errance s'interroge, dans un communiqué de presse : "C'est la politique du chiffre qui prime. M. Besson a demandé qu'on intensifie la lutte contre les réseaux mafieux, qui arrête-t-on ? Une simple habitante qui a un coeur d'or". |
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Août 2005 : une journaliste visitée à domicile par la police après avoir interviewé des sans-papiers
En août 2005, une journaliste de Radio France, Bleutte Dupin, diffuse sur France Bleu Yonne un reportage sur une famille congolaise sans-papiers. Deux enfants de cette famille avaient disparu pour éviter une expulsion, après l’arrestation et l’assignation à résidence de la mère.
Le 24/08/2005, la police débarque chez la journaliste en son absence et demande à son mari où sont les enfants. Le mari de la journaliste répond qu’il n’en sait rien puis, les forces de police lui demandant de laisser libre accès à l’appartement, l’inquiété demande à son tour une pièce justificative. On lui répond alors que « l’uniforme suffit », et Monsieur Dupin oppose une fin de non recevoir aux policiers, puis contacte sa femme à la rédaction pour lui faire part de cette visite impromptue.
Interrogée par RFI, Bleuette Dupin explique : « Dix minutes après la première visite, sans lettre du procureur, la police revient en menaçant alors mon mari de forcer la porte et de l’arrêter ’pour aide au séjour irrégulier’. Mon mari téléphone au commissariat qui confirme l’intervention, et il me joint à la rédaction pour me tenir au courant de l’évolution de la situation, démuni et interrogatif. Je retourne immédiatement chez moi, accompagnée de mon rédacteur en chef, car j’ai très vite compris, d’après la question des policiers, qu’il pouvait y avoir là un lien avec mon reportage ».
Bien que n’ayant rien trouvé chez eux, la journaliste et son mari sont convoqués au commissariat et auditionnés. Les policiers interrogeaient toutes les personnes dont le numéro de téléphone étaient enregistrés sur le portable de la maman...
Août 2007 : une assistante sociale en garde à vue pour "aide au séjour irrégulier"
Une assistante sociale d’une association de Belfort a été placée en garde à vue mi-juillet pour avoir refusé, au nom du secret professionnel, de donner l’adresse d’une femme sans-papiers "mise à l’abri" par l’association suite à des violences conjugales. |
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Une peine symbolique. François Auguste, vice-président (PCF) de la région Rhône-Alpes, a été condamné lundi 14 janvier 2008 par le tribunal correctionnel de Lyon à une amende de 500 euros avec sursis pour « tentative d’entrave volontaire à la circulation d’un aéronef ».
Le 2 décembre 2006, alors qu’il embarquait pour Paris à l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, il s’était opposé au décollage de son avion dans lequel se trouvait une famille kosovare en voie d’expulsion.
Arrêté sans ménagement par la police, l’élu avait passé plusieurs heures en garde à vue. « C’est un avertissement. Une application modérée de la loi pénale », a expliqué le juge Fernand Schir.
« C’est une condamnation embarrassée », a estimé François Auguste, après être sorti du tribunal sous les applaudissements de militants communistes et du Réseau éducation sans frontières. « Mais elle n’est pas de nature à empêcher que se développe la solidarité envers les sans papiers. » |
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